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2 Un projet à explorer Limiter les impacts sur l'environnement

Réduire le bruit, une priorité du projet

Afin de respecter l’environnement sonore des riverains,
le tracé de la ligne évite autant que possible les zones habitées.

Conformément à la réglementation en vigueur et à l’arrêté du 8 novembre 1999 relatif au bruit des infrastructures ferroviaires, Réseau Ferré de France a pris l’engagement de résultat de limiter la contribution sonore de la LGV Est européenne phase 2 à un niveau sonore inférieur à 60 décibels en LAeq de jour (6h-22h) et à 55 dB en LAeq de nuit (22h-6h). Cependant aujourd’hui la circulation de TGV de nuit reste marginale et ne concerne que quelques trains en extrémité de la période de jour.

L’application de ces engagements par Réseau Ferré de France se traduira par des mesures concrètes :

Des calculs prévisionnels de niveaux sonores permettant de déterminer les secteurs où les protections acoustiques seront nécessaires.

La réalisation de protections acoustiques adaptées : buttes de terre ou merlons, écrans ou isolation de façade dans certains cas particuliers.

Après la mise en service, des campagnes de mesures du bruit seront organisées par Réseau Ferré de France afin de vérifier le respect des engagements :

Après la mise en service de la LGV (bilan intermédiaire à 1an)

Consulter le Module Mesures sur le bruit

Lors du bilan final (5ans après la mise en service)

 

 

Pour une insertion paysagère harmonieuse

Le tracé de la LGV Est européenne traverse sept départements (Seine-et-Marne, Aisne, Marne, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle et Bas-Rhin). Les particularités de leurs paysages ont été prises en compte par le maître d’ouvrage en concertation avec les acteurs locaux tels les parcs naturels, les communes, les Directions régionales de l’environnement et les associations de protection de l’environnement. Réseau Ferré de France a fait réaliser un schéma directeur paysager, pour évaluer les enjeux de paysage et proposer des recommandations paysagères sur l’ensemble du tracé. L’objectif recherché par le maître d’ouvrage oscille entre insertion discrète et affirmation de la silhouette de l’infrastructure, notamment sur les grands ouvrages de la ligne. La perception du paysage pour les voyageurs du TGV est également prise en compte.

 

Le schéma directeur, déjà utilisé lors de la réalisation des ouvrages d’art de la phase 1, servira de base de rélexion pour définir l'insertion paysagère de la phase 2. Ce document servira de guide pour les études menées par les paysagistes et les architectes associés aux maîtres d’œuvre. L’insertion paysagère consiste principalement en trois grands types de mesures :

L’adaptation paysagère des caractéristiques techniques de la LGV : action sur la morphologie des terrains par la réalisation de pentes irrégulières et adoucies, réalisation de modelés. 

La réalisation de plantations aux abords de la ligne : végétalisation des talus, haies, boisements. 

L’insertion des constructions particulières de la LGV.

 

 

L’Eau, un patrimoine commun à protéger

Le tracé de la LGV Est européenne franchit de nombreux cours d’eau, traverse des zones humides et des secteurs d’écoulements souterrains. La définition du tracé a naturellement tenu compte des orientations de la loi sur l'eau n° 92-3 du 3 janvier 1992, qui déclare que « l’eau fait partie du patrimoine de la nation ». Elle a depuis été modifiée par la loi n°2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques. La loi sur l’eau vise à préserver les écosystèmes aquatiques et les zones humides, à protéger la qualité des eaux et à garantir une gestion équilibrée des ressources en eau.

 

La conception de la LGV privilégie 4 grands enjeux :

La transparence de la ligne vis vis-à-vis des écoulements hydrauliques

La protection de la qualité des eaux superficielles et souterraine, particulièrement en phase travaux

La protection des captages en eau potable

La préservation des milieux aquatiques et des populations (faune et flore) qui leur sont liées

 

Des études d’impact de la ligne sur les milieux aquatiques traversés ont été réalisées. Les résultats ont permis de définir les mesures les mieux adaptées pour limiter les incidences recensées. Les ouvrages hydrauliques du projet et l’ensemble des mesures proposés sont détaillées dans les dossiers loi sur l’eau, qui sont soumis à enquête publique. La phase 2 est découpée en quatre bassins hydrauliques : la Nied française, Seille amont, la Sarre et la Zorn. Chacune des unités fait l’objet d’un dossier loi sur l’eau.

 

Les ouvrages hydrauliques: Le franchissement de chaque cours d’eau fait l’objet d’une évaluation qui permet de déterminer le type d’ouvrage de franchissements nécessaire pour maintenir des conditions hydrauliques initiales. Sur la phase 2, plusieurs types d’ouvrages seront réalisés pour rétablir l’interception par la ligne des écoulements naturels : viaducs, pont-rail, dalots ou buses. Afin de garantir la sécurité des riverains et de manière à minimiser l’incidence du projet sur les zones inondables et sur les conditions hydrauliques, les ouvrages sont dimensionnés pour ne pas entraver la plus grande crue connue.

 

 

Préserver la faune

De nombreuses espèces animales, dont certaines protégées, sont concernées par la construction de la LGV Est européenne. Pour prendre les mesures appropriées à leur protection, des inventaires précis des mammifères, batraciens, poissons et oiseaux vivant à proximité du tracé sont effectués.

Reconstituer des habitats adaptés pour les populations animales concernées est prioritaire pour Réseau Ferré de France, là où la ligne ne peut les éviter. Si cela s’avère nécessaire, des mares seront recréées et les populations concernées déplacées dans ce nouveau milieu, comme lors de la phase 1. Des transferts d’espèces protégées seront réalisés après accord du Conseil national de la protection de la nature (CNPN).

Afin de rétablir les cheminements des animaux, des ouvrages spécifiques (passages grande faune, passages petit faune ou encore batrachoducs à l’intention des batraciens) seront aménagés tout au long de la ligne comme sur la phase 1. Les passages grande faune seront conçus de manière à inciter les animaux à les emprunter : les abords du passage sont plantés d’espèces végétales appétentes (fruitiers, frênes à baies…), en entonnoir jusqu’au passage. Deux grands passages de 40m à 45m seront installés entre la zone Natura 2000 de l’Etang de Mittersehim et la zone Natura 2000 du Complexe de l’étang de Lindre pour préserver deux couloirs biologiques importants.

 

 

Protéger la flore

La flore doit également bénéficier d’un traitement de prévention. De multiples inventaires sont actuellement effectués, afin de lister les éventuelles espèces protégées. RFF procèdera au balisage de stations botaniques situées à proximité imédiate des travaux afin que les engins n’endommagent pas les espèces végétales protégées. Sur la phase 1, ce fut le cas par exemple pour la Cariçaie des Grouettes et l’Orchis négligé. Certaines plantes protégées peuvent également faire l’objet de transplantation après accord du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Le Troscart maritime, espèce protégée en Lorraine et qui pousse dans les prés salés de la vallée de la Nied, fut transplanté lors de la phase 1 et le sera si nécessaire pendant la réalisation de la seconde phase.