relance.gouv.fr
Vous êtes : Accueil > Un projet à suivre > L'archéologie préventive : le respect de l'environnement passé
3 Un projet à suivre L'archéologie préventive

La construction de la LGV Est européenne est une occasion unique de remonter le temps. Préalablement aux travaux, des archéologues interviennent sur le terrain pour détecter la présence d’éventuels vestiges, les interpréter et les préserver. Tout aménageur doit consacrer une part de son budget à la sauvegarde du patrimoine archéologique dont le système de financement est fixé par la loi du 17 janvier 2001 et son décret d’application du 3 juin 2004.

Les trois étapes d’une opération d'archéologie préventive
Les études préalables

Cette étape consiste en des recherches bibliographiques et documentaires. Elles ont pour but de repérer des secteurs archéologiques sensibles le long du tracé de la LGV Est européenne. Ces recherches sont complétées par des reconnaissances pédestres qui permettent de collecter des fragments d’objet en surface (pierres taillées, tessons, etc.). Cette étape a déjà été réalisée sur la phase 2, pour laquelle la nouvelle technologie du LIDAR a été utilisée.

 

Pour les études préalables, Réseau Ferré de France a mis en œuvre une toute nouvelle technologie de prospection, en complément des méthodes habituelles de diagnostic. Le tracé de la ligne a été survolé par un hélicoptère muni d’un laser embarqué appelé LIDAR (Light Detection and Ranging ou télédétection par laser), permettant de déceler des anomalies du sous-sol et ainsi contribuer à la détection d’occupations humaines significatives.

 

 

Les diagnostics

A l'aide de pelles mécaniques, les archéologues procèdent à des sondages d’environ 20m de long et d'une quarantaine de cm de profondeur, implantés en quinconce sur toute l'emprise du projet. Au total, jusqu'à  7 % à 10% de la superficie de l'emprise ferroviaire est sondée. La mise au jour de mobiliers (silex, tessons de poterie) ou de structures (murs, fossés comblés ou pieux) sont autant d'indices révélateurs d'un site. Si aucun vestige n’est détecté, les sondages sont rebouchés rapidement, en respectant les couches de terrains. Les diagnostics font ensuite l’objet de rapports de synthèse.

 

 

Les fouilles

La décision d’engager des fouilles est définie par arrêtés des préfets de région sur proposition des Services Régionaux d’Archéologie (SRA). Les sites les plus intéressants font l’objet de fouilles préventives afin de recueillir et analyser l’ensemble des données d’un site. Toutes les structures archéologiques (fossés, murs de fondations, etc.) ou les mobiliers mis au jour sont soigneusement répertoriés, photographiés et sauvegardés.

 

 

En direct sur le terrain

Avancée des investigations

La phase d’étude préalable est terminée sur les 2 tronçons. Les diagnostics archéologiques ont tous été effectués en Alsace et en Moselle, 350 hectares sur 500 ont déjà été réalisés. 30 sites potentiels de fouilles ont été recensés. Les SRA décideront si ces fouilles doivent être engagées. Si c’est le cas, les fouilles de sauvegarde débuteront en 2009.