relance.gouv.fr
Vous êtes : Accueil > Un projet à explorer > Une dynamique d'innovation
2 Un projet à explorer Une dynamique d'innovation

La LGV Est européenne est un véritable laboratoire d’innovation qui témoigne du savoir-faire de Réseau Ferré de France. Elle est déjà avec la phase 1 la ligne la plus rapide d'Europe : les trains circulent à une vitesse commerciale de 320 km/h, soit 20 km/h de plus que sur les autres LGV.

Les recherches développées sur cette ligne sont riches d’enseignements dans le transport ferroviaire : La phase 2 pourra ainsi bénéficier des essais et des innovations réalisés lors de la phase 1. Dans un esprit de dynamisme et de progrès, la phase 2 sera peut-être elle aussi génératrice d’avancées dans le domaine ferroviaire.

 

Quelques innovations de la Phase 1 :

 

La voie sur dalle
Sur la phase 1, Réseau Ferré de France a fait une réalisation insolite : une voie bétonnée sans ballast, la  première en France. Cette « voie sur dalle » s’étend sur 3 km. Les coûts de construction sont supérieurs à ceux d’une ligne classique, mais les avantages sont nombreux : coûts de maintenance réduits,  plus grande longévité de la voie et plus aucune micros projections de ballast au passage des trains.

 

Les fast clip
Utilisées sur la totalité de la phase 1 et pour la première fois en France, les attaches « fast-clip » remplacent les traditionnelles attaches « vissées ». La pose des rails sur les traverses est plus rapide. Les rails, caractérisés par leur longueur (400 mètres) et leur souplesse, sont fixés (« clipsés ») sur des traverses en béton de 200 kg chacune. L’attache, qui est élastique, assure un contact parfait entre le rail et les traverses, assurant la stabilité de la voie et le confort du voyageur. C’est cette technique qui sera utilisé sur la seconde phase.

 

 

Le record du monde de vitesse ferroviaire

Une véritable fusée sur rail. Le 3 avril à 13 h 14, au point kilométrique 194 de la LGV Est européenne, dans la région de l’Argonne (Marne), le TGV a pulvérisé le record du monde de vitesse sur rail en atteignant les 574,8 km/h.
Le précédent record (515,3 km/h) avait été établi en 1990.
Point d’orgue du programme d’excellence ferroviaire – associant RFF, la SNCF et Alstom – l’exploit a permis d’engranger de multiples données relatives à la fiabilité de l’infrastructure et des matériels : résistance de la caténaire adhérence aux rails, stabilité des rames… Au-delà de la prouesse technique et des possibles retombées commerciales pour l’industrie ferroviaire tricolore, l’intérêt d’un tel record est bien de garantir un surcroît de confort et de sécurité aux voyageurs.